Même si Macron ne veut pas, nous on est là ! #ActeXIX #GiletsJaunes

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Ce samedi 23 mars 2019, malgré l’interdiction préfectorale à manifester sur la place du Capitole de Toulouse, nous étions quelques dix mille manifestant-e-s dans les rues de la ville rose à chanter que “Pour l’honneur des travailleurs, et pour un monde meilleur, même si Macron ne veut pas, nous on est là !”.

Dix neuf semaines que samedi après samedi nous sommes là, à marcher dans les rues de nos villes pour un printemps démocratique, pour une sixième République, pour un renouveau social et pour un salut écologiste ! Car nombreuses et nombreux sont les Françaises et les Français qui en ont gros. Pour qui la fin du mois sonne au début. Pour qui les aliments bio ne sont que des réclames. Pour qui il faut faire le choix entre remplir le réservoir pour aller au travail et faire deux repas par jour.

Alors ce samedi 23 mars 2019, comme chaque samedi depuis le 17 novembre, les Insoumis-es étaient là. Discret-e-s. Derrière une banderole J’veux du soleil notamment. Respectant le mouvement citoyen des Gilets jaunes. Avec leur expérience et leur soif de découverte. Les Insoumis-es étaient là. Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur. Nous étions là ce samedi. À chanter. À sourire. À nous ramasser gratis la lacrymo de la rue de Metz. À nous ramasser gratis la lacrymo des boulevards nassé-e-s entre Saint Georges et François Verdier. À nous faire repousser jusqu’à la rocade si on avait laissé les “Force De l’Ordre” faire leur ingrate tâche.

Mais les derniers Insoumis-es ont fait demi-tour. Ont voulu revenir vers le centre de Toulouse. Boire un verre de l’amitié. “Parce que la ville est à nous !”. Avant pour certain-e-s de se retrouver le samedi suivant. Pour d’autres le lendemain, sur un point de tractage de la campagne européenne. Mais la Police nationale elle aussi était là. Elle était là pour empêcher le retour des Gilets jaunes vers le centre de Toulouse, malgré la vaine tentative de discussion engagée par l’élu régional insoumis, Jean-Christophe Sellin.

Elle était là pour la fouille aussi. Pour l’intimidation. Pour nous intimer l’ordre de nous mettre “contre le mur”. “Sur le trottoir” lui a répondu l’élu régional insoumis. Nous n’en sommes pas encore au stade du “contre le mur”. Même si ailleurs en France, nous avons pu voir des gamin-e-s les mains derrière la tête.

Les camarades pourvu-e-s de sac ont été fouillé-e-s. Adieu masques à gaz et déodorants (véridique !). Puis ils ont bien voulu nous laisser partir. Nous précédant le pas. L’accordéon était toujours là. En Marche impériale les bleus avançaient. Version Guerre des Étoiles. Ils avaient fière allure. Nous nous sommes dirigé-e-s vers une taverne. Eux continuant à faire leur sale besogne. Nous échangeant des lendemains qui chantent. Tout en nous remémorant ce policier qui nous confia en nous confisquant un masque à gaz : “Je suis obligé.”.

La suite ? Rendez-vous samedi 30 mars. Ce sera le vingtième acte. Et nous serons là. Même si Macron ne veut pas. Pour l’honneur des travailleurs. Et pour un avenir en commun. Nous serons là.

Ci-dessous, une galerie de photos (merci à Simon B, Dominique L et Bruno B) et des vidéos (merci à Matthias DL). Vous pouvez aussi retrouver les lives de Kevin K ici, ici, ici et ici. Merci aussi à Manu M et Nikola D pour les tweets !