Européennes : La France insoumise veut « mettre une raclée démocratique à Macron »

dans Européennes 2019, Revue de presse

Cet article (texte et photo) est une reproduction de l’article “Européennes : La France insoumise veut « mettre une raclée démocratique à Macron »” de Nicolas Belaubre du 5 mars 2019 dans Le Journal Toulousain. L’original se situe ici.

Ce vendredi 1er mars, Anne-Sophie Pelletier et Manuel Bompard, candidats aux élections européennes pour la France Insoumise, sont venus présenter leur programme, à Portet-sur-Garonne.

C’est à Portet-sur-Garonne, ce vendredi 1er mars, qu’Anne-Sophie Pelletier et Manuel Bompard, candidats aux élections européennes, sont venus défendre le programme de la France Insoumise. Synthèse d’un texte initial de Matthias Tavel, l’ex-directeur adjoint de cabinet de Jean-Luc Mélenchon, et de plusieurs centaines de contributions, ce document développe une douzaine de thèmes. « Nous sommes le premier parti à avoir présenté la liste complète de ses candidats et publié intégralement son programme », se félicite Simon Berger, co-secrétaire du Parti de Gauche 31. Près de 200 personnes étaient au rendez-vous pour découvrir les propositions des Insoumis sur la question européenne.

Référendum anti-macron et urgence climatique

De la lutte contre l’évasion fiscale à la planification écologique en passant par l’engagement contre le dumping social et la coopération en matière de défense, les thèmes de campagne dessinent un projet basé sur la souveraineté des peuples, l’urgence climatique et la justice sociale. « Nous ne sommes pas contre l’Europe, au contraire. Mais nous nous opposons à son fonctionnement ultralibéral, trop peu démocratique et gangrené par les lobbies. Il y a, actuellement, à Bruxelles, 100 lobbyistes pour un député », déplore Carole Mare, une colistière toulousaine qui souhaite faire de ce scrutin un référendum contre Macron. « La Ve république donne très peu de place à la consultation populaire. Il est d’autant plus important de se saisir d’élections intermédiaires pour s’exprimer », précise-t-elle avant d’insister sur la « situation dramatique du climat » et sur « l’urgence absolue à défendre des politiques véritablement écologiques au Parlement européen ».

Une troisième voix entre libéraux et réactionnaires

«Emmanuel Macron essaie de réduire l’opposition à son projet politique, notamment européen, aux seuls partis d’extrême droite comme celui de Viktor Orbán en Hongrie ou de Matteo Salvini en Italie. Il est important de proposer une troisième voie, autre que celle des libéraux ou des réactionnaires à tendance fasciste », complète Simon Berger qui espère « mettre une raclée démocratique à Macron ». Si la France Insoumise n’envisage pas un rapprochement avec les différentes forces politiques françaises de gauche, le parti a signé, depuis le 12 avril 2018, des alliances au-delà des frontières. Notamment avec Podemos en Espagne ou Bloco de Esquerda au Portugal. Ce mouvement européen baptisé ”Maintenant le peuple” souhaite « instaurer les bases d’une Europe au service du peuple » et « aller à l’encontre des politiques d’austérités imposées par Bruxelles ».