Pour le droit de manifester au cœur de Toulouse

dans Communiqués

Vendredi 28 septembre 2018, dans le cadre de la journée internationale défendant le droit à l’avortement, une manifestation était prévue à Toulouse. Elu-e-s de la France Insoumise, nous étions présent-e-s, aux côtés de celles et ceux qui luttent pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

La manifestation festive et bon enfant a été bloquée au Pont Neuf, interdisant ainsi l’accès au cœur de Toulouse. Des manifestantes excédées par le dispositif policier, ont essayé de franchir le barrage. Nous avons assisté alors à une réaction policière disproportionnée, coups et gazages, essentiellement sur des femmes jeunes et moins jeunes, qui ne représentaient aucunement un danger quelconque face à des policiers suréquipés, armés de boucliers, matraques et de bombes lacrymogènes. Nous dénonçons ces violences inqualifiables et inexcusables, face à des femmes et des hommes qui se battent tout simplement pour l’émancipation.

Le fond du problème est que depuis 4 ans désormais le cœur du centre-ville de Toulouse est interdit à toute manifestation d’opinion, politique ou syndicale. La Maire de Toulouse, la Chambre de Commerce, la Préfecture de la Haute Garonne, sont de connivence pour entraver le droit à manifester, au nom d’une soi-disant « quiétude du centre ville ».
Cette situation ne peut plus durer. Nous exigeons le retour du droit à manifester au cœur de Toulouse.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, Conseillers régionaux d’Occitanie