Pourquoi il n’y a plus de cinéma à Plaisance ?

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Vengeance de M. le Maire ?

Depuis plusieurs années, le Maire veut construire un centre commercial sur le plateau de La Ménude, contesté depuis 2005 par l’association Non à Val Tolosa. Le Maire et Unibail ont plusieurs fois perdu en justice.
Les Maires des villes autour de Plaisance sont aussi opposés à ce projet parce qu’il ferait péricliter les commerces des centres villes.

En Janvier 2016, une réunion est convoquée à l’Élysée par un conseiller de François Hollande, avec UNIBAIL, le Maire, Mme Iborra et M. Méric. Suite à cette réunion, a été décidé pour contourner la justice, d’ajouter un pôle culturel à Val Tolosa : une médiathèque et un multiplex Pathé de 11 salles.

Plusieurs entités dont Ecran7 ont fait un recours auprès du Centre National d’aménagement Cinématographique (CNC) contre ce multiplex. La décision du CNC est sans appel ; « Considérant qu’un projet de cinéma de onze écrans aura une influence directe sur l’accès des salles de proximité aux films et donc sur les conditions de fonctionnement de ces cinémas de proximité qui contribuent à l’animation culturelle des centres-villes des communes de la zone, notamment à Plaisance-du-Touch et à Colomiers » (sic).

C’est donc NON au multiplex et une défaite supplémentaire pour Unibail et M. le Maire.

Celui-ci décide donc d’utiliser la loi Sapin 2 pour mettre en concurrence l’occupation des salles de cinéma.
Des personnes proches du Maire, créent expressément une association (CAP) pour faire barrage à Ecran7.
Le hasard faisant bien les choses, CAP gagne.
Ecran7 dépose alors deux recours en justice :
1 – contre la façon dont s’est déroulée la mise en concurrence.
2 – contre la décision du Maire de dénoncer la convention qui liait Ecran7 et la commune.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a dit que la mise en concurrence était conforme, mais a décidé de ne pas expulser Ecran7 des lieux. Ceci en attendant la délibération de l’autre recours qui peut durer jusqu’à 18 mois.
Voilà pourquoi Ecran7 a continué de programmer des films jusqu’au 27 septembre.
À cette date, l’association CAP, occultant qu’elle n’occupait pas les lieux, a demandé au CNC de lui attribuer la licence de projeter des films.
Faute d’être en possession de tous les éléments dans cette affaire, le CNC lui a cédé ce droit.
Mais, CAP n’ayant ni les lieux ni le matériel de projection, est dans l’impossibilité de proposer des films.

Et voilà comment M. le Maire prive les spectateurs de leur cinéma.


Une pétition a été lancée. Vous la trouverez en cliquant ici.